La première version du porteur ne me satisfaisant pas, je l'ai démonté, et j'ai recommencé à zéro.

Le
premier porteur est trop petit. Je choisis donc d'utiliser les
roues de la taille supérieure. (modèle 24x43, soit
84mm de diamètre). Je décide également de
respecter au mieux les dimensions du porteur Dematic AC120. L'échelle
est donnée par la dimension des roues : elles font dans
la réalité 1m40 de diamètre, soit une échelle
de 1/17°.
Le modèle fait donc 18cm de large (22 unités Lego), 70 cm de long (88 uL) et 11 cm de haut sur le plateau (11 briques de haut). Je part d'un plan coté fourni par Demag que je convertis à l'échelle voulue.
Rigidité du châssisLe chassis respecte strictement, sur toute sa longueur, la règle d'empilement des poutres qui permet de verrouiller les empilement en plaçant des poutres verticales. (voir le 1er porteur). L'empilement est le suivant : poutre, plaque, plaque, poutre, plaque, plaque, poutre,... sur toute la hauteur du chassis.
Les barres de croisillonnement sont nombreuses, et réparties sur tout le chassis. Il est très important d'être très rigide depuis le pivot de la tourelle jusqu'aux bras stabilisateurs. Si le chassis se vrille, c'est la précision de la grue qui se dégrade, en particulier lorsqu'on lève ou on dépose la charge : toute la flèche bouge !
Je soigne particulièrement
la conception des stabilisateurs : ils sont complètement
intégrés dans le chassis, et coulissent dans des
boites très rigides Elles sont capables de supporter les
couples importants générés par les stabilisateurs
quand la grue est en charge.
Voir ici le déploiment des stabilisateurs.

Le porteur AC120 comporte une fonction astucieuse : il est
possible de piloter séparément la direction des
essieux. Toutes les roues peuvent donc braquer dans la même
direction. La marche "en crabe" est possible, sous réserve
de décoller l'essieu 3 qui n'est pas directeur. J'intègre
donc la fonction d'escamotage de l'essieu 3 (pilotage manuel depuis
une commande située dans le passage de roue). 
Les essieux 2, 3 et 4 sont moteurs. Différentiels sur les 3 essieux. Je n'ai pas réussi à installer de suspension sur les essieux moteurs : le modèle n'est pas assez large et les démultiplications prennent de la place. J'utilise les roues de la supercar 8880 pour les essieux directeurs et moteurs.
Voir ici des photos de la construction progressive du chassis.
Sur le premier chassis,
la direction n'est pas de bonne qualité : on constate des
décalages importants entre le braquage des essieux avants
et arrière. Pour traiter ce problème, j'utilise
une ligne de transmission principale. A chaque essieu directeur,
je réalise une réduction de 1/3 pour entraîner
la crémaillère de direction. De cette manière,
la ligne de transmission tourne 3 fois plus vite que les pignons
de crémaillère. Le couple sur la ligne est également
3 fois plus faible et la déformation de l'axe devient négligeable.
Par contre, je n'ai pas eu la place d'installer une boite de vitesse
permettant de piloter séparément les essieux directeurs.
Les roues des essieux 1 et 5 braquent plus fort que les essieux 2 et 4 (la rotule de biellette de direction est plus proche de l'axe de rotation de la direction pour les essieux 1 et 5)

La tourelle doit être solidement fixée au chassis, mais j'ai organisé son montage pour motoriser sa rotation. Le principe est le même que pour le premier chassis. Deux pignons 8 dents sont placés symétriquement autour de la couronne et sont entrainés par deux vis sans fin, via des pignons 40 dents.
La fonction n'est pas optimale : quand la grue est équipée de ses contrepoids, qu'elle est en charge, avec une grande flèche, elle a tendance à tourner par à-coups (limités, mais amplifiés par la taille de l'engin...) Dennis Bosman a connu les mêmes problèmes, avec la même technique. Mais je n'ai pas la place d'installer le même remède que lui : il attaque directement la couronne avec 2 vis sans fin.
MotorisationsLe chassis est intégralement motorisé : 3 essieux moteurs, 4 essieux directeurs, rotation tourelle. Vu le poids de l'engin, j'ai installé un moteur de modelisme pour le faire avancer. Malgré la puissance du moteur (12 watts), j'ai été obligé de démultiplier fortement la transmission : élastique en sortie d'arbre, puis réduction 1 pour 9.
La motorisation de la direction a été installée par la suite, juste à coté, sur la droite de la photo.
Le moteur de la tourelle est placé sous le chassis, et la transmission vers les pignons de renvoi se fait par une chaîne (visible sur la photo tout en haut de cette page).
Après les motorisations, j'ai travaillé sur la cabine en commançant par le plan incliné avant. Je l'ai réalisé sans trop vérifier le respect de l'échelle du modèle d'origine. Pour l'instant on peut dire que ça donne plutôt un look "soviétique" à l'ensemble...


Incontestablement, je dois retravailler cette partie du porteur !
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La tourelle |